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Communiqué de presse de Bruno Lervoire

Porte-parole du RN46 – Responsable du RN à Cahors

 

Monsieur Jérôme Filippini vient de faire le bilan de sa première année en tant que Préfet du Lot. Dans la presse, il s’est livré à un exercice de style assez culotté. Il s’est exprimé sur la méthanisation, les abeilles, la pyrale du buis, la protection des radars contre le vandalisme et même les nouveaux locaux de la préfecture. Mais il a tout simplement oublié l’essentiel : le bilan en matière de sécurité. Et on comprend pourquoi …

L’année n’est pas encore terminée mais l’on sait déjà qu’elle sera l’une des plus criminogènes de l’histoire du Lot ! En effet, avec 4 528 crimes et délits enregistrés fin août, l’année 2018 comptabilise déjà près de 600 crimes et délits de plus que l’année 2017 à la même période ! Voilà sans doute pourquoi Monsieur Filippini préfère ne pas évoquer ce sujet.

Cet été, l’insécurité a atteint un pic sans précédent. Par rapport à l’été 2017, les agressions sexuelles et les violences sur enfants ont été multipliées par 2. On constate par ailleurs une explosion des viols sur mineurs (+120%) mais aussi des coups et blessures volontaires (+25%), des menaces et chantages (+33%), des trafics et usages de stupéfiants (+12%), des incendies volontaires (+100%), du travail clandestin ou sans titre de travail (+83%) ainsi que des falsifications, escroqueries et abus de confiance (+89%).

Ces résultats médiocres sont plus qu’inquiétants. Le gouvernement qui s’était installé temporairement, il y a quelques mois, en grande pompe et à grand frais à Cahors aurait sans doute mieux fait de rester à Paris. De même, Monsieur Filippini aurait sans doute mieux fait de rester à la Cour des Comptes.

Le Lot a beau être un département relativement calme, ce n’est pas en fermant les yeux sur la réalité que l’augmentation de l’insécurité et l’ensauvagement de la société vont disparaître. Nous demandons, une fois encore, au gouvernement et au Préfet de renforcer les moyens et les effectifs des forces de l’ordre ainsi que de mettre un terme au laxisme de la justice.